Click, click
Est-ce une idée ? Est-ce un
esprit ?
Dis-moi pourquoi je vis ?
Dis moi pourquoi je crée ?
Ne serait-ce pas tout simplement
une recherche d'éternité ?
Un grand respect à cette
science mère, la Communication qui crée amour et
amitié.
Eau,
temps,
pierre
Ma
moto sous
le lierre
Un
papillon nommé Psyché
J’ai
eu le plaisir de rencontrer.
L’esprit au
vent, toujours prêt,
A ce
papillon j'ai demandé
De me dire ce qui était sacré
:
Est-ce la lune ? Est-ce l'épée ?
Est-ce
l’arôme des fleurs ?
Est-ce un chant de chorale en cœur
?
Est-ce la chaleur humaine?
Est-ce la douceur d’une main?
Quelles
sont
nos grandeurs?
Est-ce la pureté de nos humeurs ?
Est-ce
la dignité ? Est-ce la pudeur ?
Est-ce la patience qui fait
notre bonheur ?
Est-ce nos élans, et nos engagements
?
Est-ce le ciel et l'infiniment ?
Dis-moi ce qui nous fait
vivre ?
Ce qui nous pousse et nous enivre ?
Dis-moi
qui parle aux feuilles ?
Qui mène les vagues, qui éclaire
cet œil ?
Dis-moi pourquoi le monde est grand
Ou tout petit
selon les gens ?
Décris-moi l'instant où Dieu
sépare
L'abîme de l'espoir de devenir une star ?
Où
l’on est prêt à se donner entièrement
Pour
aller toucher le firmament ?
Elle me serra contre elle,
affectionnée,
Elle était nue, et me répondit
: c'est le baiser !
Le baiser est la clef. D'abord charnel,
Il
s'enflamme pour nous apporter le ciel.
L'amour se construit en
deux temps,
C'est un art qui mélange plus que nos
sangs.
L'âme de prendre, ne sait plus que donner,
Tant
apporte à deux cette unité
Qui de l'amant, cet
ange,
De comprendre devient archange.
Le corps badine et
s'arrête
D'un niveau peu élevé, mais l'esprit
prête
Ce qui ne peut être nommé,
Quelque
chose qui nous mène aux sommets.
Servitude
du
partage, l'amour apporte
La lumière sur la couvée,
de telle sorte
Qu'étoile devient le nid
Eclairant
l'infini.
C'était
peut-être hier, c'était peut-être demain
En des
temps où Dieu n'avait encore fait taire
Tous les Titans,
Shiva, Thor, et Vulcain,
Ceux qui dictent sous prétexte de
chimères.
Fait taire les hommes adorateurs d'argent
Ou
développant des concepts douteux imposant
Une lourde charge
à la plupart des gens.
En ces temps, la légende
naquit s'élevant
Jusqu'à Zeus qui l'a reprise et
nous fut susurrée par partie.
Du souffle divin l'azur
portant la suite,
S'élevant au firmament, rayonnant
jusqu'à nos esprits,
Nos oreilles en furent instruites.
La
légende s'adresse à ceux qui partent
Au matin noir,
sans que l'astre lumière,
Eclaircisse leur chemin, et qui
portent
Le soir, sur leurs épaules, de retour à la
chaumière.
La légende nous dit que le rythme de la
vie
Est le battement de nos émotions, de nos amours,
Mais
non pas un astre tournant, même si
celui-ci joue avec notre
lumière et nos jours.
De près c'est raté, de
loin c'est perdu.
La vie se vit au moment, profite de chaque
instant !
Ces choses importantes, gardes en vue,
Ce
zéphyr qui t'apporte l'art de voyager dans le temps !
En
vengeance, Zeus au sommet de son nuage
Offrit l'espérance
scellée par la promesse faite à Prométhée.
Donna
la boîte à celle qui devait être sage,
Pandore
- la moitié d'Épiméthée.
La beauté
par Aphrodite accordée,
Libéra les dangers.
L'homme
cherchant à se protéger
S'enferma dans la boite avec
le mal absolu qui y était resté.
Serpent, tu nous as
tués avec ta langue fourchue !
Nous ne sommes plus,
dans l'espoir d'être demain.
Toutes dignités et
instants sont perdus
Accordés à ce cruel destin,
Qui laisse les jeux de hasard décider
De l'avenir de
l'homme. Oubliant aujourd'hui,
Pour créer un monde sans
lendemain, et
Oubliant que sans présent une vie est sans
futur, la nuit.
Sans grandeur la journée perd son
utilité.
Le soir est fait pour se retrouver au
foyer.
Jeunes aux parents, grands aux enfants, et
Notre seule
richesse sont nos amours et nos amitiés,
Pas question de se
les
faire voler par des promesses,
Même si Zeus utilise nos
faiblesses ! Jouir du jour
Nous apporte l'amour. Construire chaque
instant avec largesse,
Nous éclaire, nous grandit et prend
le chemin de l’Adour.
Le temps présent se savoure au
réveil
D'une
journée au coeur de soleil
De l'acte joyeux remplit ses
merveilles
Jusqu'au soir il reste sans pareil.
Mensonge et folie sont espoirs.
Le bonheur se
ramasse à l'instant
Et n'est pas reflet de ce qui n'est que
croire.
Il faut savoir cueillir les moments.
La vie ne se vit pas au passé
Ni même dans l'attente d'une âme
fleur.
La vie se construit au présent et
Comète
nous rend attirant l'étoile soeur.
Ce texte est la continuation du texte
précédent.
Il a pour but de différencier les notions d'absolu comme Dieu,
l'Amour, et les croyances passives associées à
l'espoir.
La
foi ne se
négocie pas, la foi est un acte individuel, même si elle
peut s'exprimer en commun. La grandeur d’une foi est qu’elle ne
fait pas de distinction entre hommes et femmes regroupant ainsi
toutes les âmes de la communauté.
Pour un serviteur
de Dieu
, chaque jour est béni. Cette bénédiction lui
fait prendre conscience de la valeur de chaque jour. Très
forte, cette conception du temps présent qui se retrouve en
l’homme de foi lui fait profiter de chaque instant et considérer
l'espoir-attente d'un résultat- comme douteuse, puisque
Dieu lui donne déjà beaucoup de choses à chaque
instant!
L’espoir est
l’ignorance, celle qui maintient les peuples dans l’obéissance
et la soumission. Prôner l'espoir, c'est prôner
l’ignorance et empoisonner les esprits afin de les emprisonner
dans une foi aveugle où ils sont dépendants du
système
en place.
Nous
abordons la vie avec, ancrés en nous, la " recherche
d'éternité".
Ce besoin de prouver notre existence se traduit par le désir
de laisser à la postérité une trace, un bien
matériel, une richesse morale.
La facilité, l'ignorance entraînent une recherche
d’éternité, au travers d’une empreinte dans la
matière. Ceci va se traduire par des actes égoïstes,
inutiles, quelquefois cruels. Cette matière est pourtant bien
peu de chose puisqu’en perpétuel changement. Comment
écrire
sur du sable qui est en permanence remanié par les vagues ?
Ainsi, la recherche d’éternité se fait par le biais de la
pensée. Cette pensée peut se traduire sous
différentes
formes, et utilise tous nos moyens de communications (des plus
simples aux plus évolués : du gestuel à
l’induit). Sous un autre aspect, le propre de l’homme, un aspect
qui nous grandit, est la recherche de l’éternité au
travers de la recherche de la connaissance. Cette recherche peut
prendre trois aspects, la science, l’art, la recherche d'un absolu
appelée Dieu ou conscience. Ces trois aspects ont le même
but, seul le cheminement varie ; parfois ils se croisent. Ainsi
n'est-il pas rare que des personnes expriment leur foi à
travers l'art avec leurs chants ou leurs peintures, ou utilisent des
sciences pour créer des oeuvres d'art, ou encore n’est-il
pas rare de rencontrer des hommes que leur foi a engagés dans
des combats humanitaires.
Ainsi
nous sommes bien dans un tout lié s'élevant sans fin,
dans un tourbillon avec la foi qui pousse la science, la science qui
pousse l'art, l'art qui pousse la foi.
Les
causes premières présentées (cause
première :
la recherche d’éternité), développons les lois
des « Applications
à la recherche de connaissances(recherche
du principe premier) ».
Il
n’est pas question ici de la recherche de Dieu ou encore de l'Art,
car j’ai le sentiment que d'autres l'ont déjà fait
d'une manière plus pertinente.
De façon à
bien définir le domaine d'application, rappelons que nous
parlons de la science en général, et non pas d'une
science particulière, accompagnée de sa propre logique
comme les statistiques, ou de n’importe quelle autre science
utilisant ses propres mathématiques comme l’algèbre
ou la géométrie.
La
science qui nous intéresse, a été citée
par Montaigne " l'amitié se nourrit de communication ",
cette science qui permet toutes les autres sciences et même de
se reconnaître soi-même, cette science, dont le premier
principe, fut donné par Bossuet.
Ainsi,
nous voici déjà à décrire le premier
principe du premier principe, ce principe est aussi le premier
principe du raisonnement.
Il
permet la communication avec soi-même, il permet la communication
avec les autres. Ce premier principe qui donne un seul
sens aux termes du début à la fin d’une réflexion
pour garder toute cohérence et éviter toute tromperie.
Si
nous devions citer une induction de cette science, nous penserions
aux algorithmes du langage, plus connus sous le nom de grammaire.
Si
nous devions citer une application directe de cette science, nous
nommerions le dictionnaire qui accorde une définition, dans un
domaine de définition et ses limites à chaque terme.
Ainsi,
nous voici donc en présence d'une science qui va pouvoir
gérer
l'information, les sentiments. Cette science est douée de
plusieurs outils. Un des plus remarquables est la mise en
mémoire,
une mémoire qui peut être individuelle ou encore
collective, qui peut trouver bien des supports et des formes.
Malgré
l'importance de cet outil, nous ne devons pas oublier pour autant les
nombreuses autres sciences -autres outils- qui nous sont
offerts.
Cette science est appelée "communication".
Toutes
ces misères ne sont que croyances,
Le
vrai malheur est notre ignorance.
La
croyance est ainsi faite,
Qu’égarée
elle mène notre défaite
Dans
les abîmes d’une vie de regrets
De
l’enfer nous sommes le jouet.
Mais
quand en l’amitié
T’entraînent
toutes tes pensées
Tu
crées la voix, le journal
Tu
crées sans cesse l’idéal
Mais
quand à l’amour
Tu
t’es donné sans détour
De
l’éternité pour toujours
Chaque
instant sera ton jour.
De
loin, c'est raté.
De
près, c'est perdu.
La
vie se vit au moment,
Profite
de chaque instant!
Tu
vis au présent,
Tes
pensées fleurissent
Et
s'enflamment.
Volonté
tu es!
La
merveille humaine,
Tu
la
tiens dans la main,
Pense
et crée,
Car
une idée qui n'évolue pas
Est
une idée qui meurt.
Dieu, d'un mouvement doux,
De sa plus pure idée,
Tira de la boue,
Un être de pensées.
Il fit l'homme,
Dans le temps,
En un geste comme
Il commande aux vents.
Il insuffla dans cet homme une âme
Pour lui montrer le firmament,
Et les lueurs de sa flamme
Pour s'élever infiniment.
Il y mit les
sentiments
Plaisir, amour, joie,
Bonheur, et apaisement.
Obéissant à la même loi.
L'éclair de notre origine,
Fit l'homme arc-en-ciel
Bleu pour que l'azur imagine,
Jaune pour la douceur du miel.
Indigo pour sa tendresse,
Effaceur de toute colère
Il paraîtrait à l'homme, sans messe,
Être Dieu, l'instant d'une ère.
Il orna de pensées ces corps
Si fragiles du genre humain,
De pensées partagées et fortes
D'un rêve serein.
Des pensées
qui s'accélèrent,
Éternité de chaque instant.
Des idées qui se libèrent,
Pour la gloire du moment.
La matière est peu de chose,
Nous ne pouvons
être
moroses
L'idée
donnée,
la graine qui germe en autrui
Peut nous offrir
les plus
belles fleurs de la vie.
Partager cette
idée
avec toi
Crée deux
sources
d'idées.
Cette entité
aux
nouvelles lois
C’est la Famille
qui se
fait.
Partager
ce savoir avec vous
Est le début
de
notre société.
Une grandeur, une
nuée,
c'est nous ;
Et voici, la Nation
qui
naît.
Ayant
créé
la pensée, le sublime,
Dieu décida
de
contempler son oeuvre,
Tout en haut des
cimes.
Il laissa les
libres
manoeuvres
D'un coin sombre, le Malin, d'une vile raison,
Susurra perfidement d'autres pensées.
Celle du zéro et de la comparaison
En imposant à l'esprit le conditionné.
Ainsi la société
s'est développée,
Sans savoir pourquoi,
Loin d'un Dieu élevé,
Remplacé par des rois.
Quand du haut de l’azur
Le pilote à l’esprit pur
S’aperçut qu’un cruel destin
Avait mis dans le moteur un frein
Il sortit de sa poche près du cœur
Un recueil de poèmes ; sans peur
A ses passagers, il cita les plus beaux vers
Que les écrivains nous avaient offerts.
Dans l’appareil porté par les ailes,
Les esprits s’envolaient sans pareil
Tous étaient portés par tant de merveilles
Ils étaient arrivés à l’éternel.
Le réveil est de savoir profiter de l’instant,
Même si celui-ci a l'aspect du dernier moment.
La mort est l'acceptation d'une pensée figée,
La mort n'est que le fait de ne plus savoir rêver.
Comme un grain de sable sur la plage
L'argent, le savoir sont en perpétuel mouvement.
Il ne restera de nous, que l'amour et les amitiés.
Donner son temps, à des causes inutiles, est signe d'égarement.
Danse marine, brise des instants
Est-ce ton effet, câline, qui rappelle le
firmament ?
Est-ce ta chaleur féline qui suppose la
modestie ?
Est-ce que ta vie impose de ne rien cacher, de
rester ici?
Pour toi, pour tous, de l'océan à
l'âtre,
Je suis ni plus, ni moins qu'un autre,
Je te promets que jamais je n'idolâtre,
Homme, science, ou idée ; de rester
votre.
Que ce but tant chéri
Ne serait que la fin de notre vie,
Tant les lois de l'effet encombreraient notre lit
Car ce qui est n'est pas ce qui produit.
Du souffle de la vie, seul le mouvement induit,
Nous laissant apparaître, homme,
bonté et
tout ce qui s'en suit.
Prendre le but comme chemin
Nous engagerait sur la mauvaise route et serait
notre fin.
Ainsi le savoir du moment n'est pas vocation
L'un mène à la superstition, l'autre
à
l'élévation
L'un mène à l'ignorance, l'autre
à l'évolution
L'un mène à l'esprit
révolutionnaire,
l'autre à l'esprit de la révolution.
Ne mélange pas les deux mon amie,
Déclarer le mal, par la même le
produit.
Propage ton souffle pour que l’infini d’hier soit
d'aujourd'hui le fini
Et que le fini de demain, soit d’aujourd’hui
l’infini.
Danse pensée
Car demain
J’en
aurai d’autres créées
Car ceci est ton seul matin
Ta force est dans ta faiblesse
Plus éphémère, plus prospère
En vivant tu donne les liesses
Tu es en même temps le père et la mère.
Par ta présence tu honore le passé
Par ta constance tu permet au futur d’exister
A ceux qui pensent que le corps est un but,
Qu’ils se souviennent que la matière
Est en perpétuel changement,
Qu’elle a appartenu à d'autres avant
Et qu'elle appartiendra à d'autres encore.
Comme les plus précieux souvenirs,
L’homme laisse des idées qui survivent,
Ce qui reste de nous est l'ambiance que nous avons créée.
Si l'idée est de croire pour imposer,
Si l'idée est de conditionner
Derrière un titre pour se rassurer,
Pauvre homme que voilà! De fait,
Nul ne ment à sa conscience, ni au ciel.
Dans un désespoir, l'âme égarée peut la
voiler
Oubliant que le premier meurtri, c'est elle.
La voiler comment?
En s'auto conditionnant.
La voiler comment?
En se laissant flatter.
La pensée est personnelle, et en un mot comme en cent,
Nul ne peut nous l'imposer,
Les flatteurs volent nos vies.
Ils ne sont qu'illusion
Le temps accordé à ces poisons de flatteries,
Représente notre destruction.
Le temps donné aux flatteurs
Est égaré pour ce qu'on ne connaîtra plus,
L’instant détourné par ces farceurs,
Est égaré pour ceux qu'on ne connaîtra pas,
Du temps figé à ne rien créer.
Du temps n’existant plus.
Utilisé
autrement,
ce temps est si précieux :
Chaque seconde est
une
éternité,
Une chance de
recommencer,
Chaque seconde peut
démarrer une nouvelle vie,
Ou même
accélérer
une ancienne,
Dans des plaisirs
insoupçonnés.
A toi mon ami, mon
frère,
Chaque fois que la
folie
te pousse à perdre ton temps à aller chercher ce
centime au-delà de nos frontières.
Ce centime qui
n’est pas
nécessaire au bien-être de ton corps.
Ce centime qui
n'apporte
rien au confort des tiens,
Ce centime qui te
vole
l'instant et qui consomme ta vie,
Ces
secondes de
vie si précieuses sont autant de crescendos abandonnés
pour toi et les tiens.
Ces secondes sont
autant
de joies et d'expériences perdues, consacrées à
une chose stérile.
Profite de
l'instant mon
frère! Jouis de ceux que tu aimes et du temps présent!
Folie de croire qu’avec Dieu nous pouvons négocier, cela lui ferait perdre par la même son caractère d’absolu. Ou Dieu est tout le temps ou bien tant pis. Inutile de croire qu’il n’apparaît qu’en un seul lieu, inutile de croire qu’il n’apparaît qu’à un seul moment, inutile de croire à toutes ces dérives de l’espoir. Nous pouvons croire que Dieu existe, mais dans ce cas il est à chaque instant, il entend les pensées. Inutile de croire qu’il est possible de pratiquer l’ignorance et la cruauté qui l’accompagne en pensant pouvoir implorer un pardon. Chaque instant a son importance et nul futur n’efface la faute pour ceux qui croient. Pour les autres il leurs reste toujours la conscience qui ne fait pas de pardon.
Nostradamus avait raison, voici la fin d'une civilisation.
Les monstres sont lâchés, plus de raison!
Ce n'est plus l'âge des serviteurs, c’est l'âge des
courtisans.
Toutes religions,
Toutes politiques, sonnent notre destruction
Quand les courtisans imposent leurs illusions.
La volonté tuée par la télévision,
Etait le dernier rempart et protégeait notre raison.
C'est le défaut de raisonnement installé
L’apologie de la bestialité,
Qui ne nous permet
Plus, d’analyser ce qui est :
Serviteur, volonté,
Reconnaissance de chaque objet .
Savoir créer, savoir exister.
Gloire de notre pensée!
La cruauté,
c'est
croire sans penser, la cruauté, c'est d’accepter sans
raisonner.
La cruauté
est une
rivière conditionnée développant des robots
humains se répliquant - concepts barbares de royauté,
concepts d'argent ou de titres, cette idée impose sa propre
prison.
La cruauté
c'est
avoir toujours raison et présenter des prétextes à
sa propre folie.
La cruauté
c'est se
mentir à soi-même par un auto conditionnement, fermer
les yeux, accepter cette société sans y participer,
faire confiance à une idée sans l’analyser sous
prétexte qu'un autre l'a déjà raisonnée.
La cruauté,
c'est
oublier que nous sommes des hommes doués de pensées, et
accepter un ordre hors raison.
La cruauté,
c'est
accepter l'intérêt personnel contre l'intérêt
collectif.
La cruauté,
c'est
exister sans penser, car la contagion se répand sur les plus
faibles.
Chaque
fois que tu martèles, que tu imposes une idée qui ne
peut se partager, te voilà cruel et victime ; chaque fois que
tu proposes et que tu crées, te voilà
libéré.
Me voici
levé,
J'ai appris
à
marcher,
A voir ce qui
n'était,
A raisonner, fille de la pensée.
Puis vint un jour où j'ai appris
A respecter les morts ; pas ceux qui ont détruit Car ceux-là s’oublient. Ceux
qui ont créé,
Toutes ces pensées qui ont permis à mon monde d'exister.
Tous ceux qui ont imposé
Sont morts depuis longtemps, car la mémoire chasse la cruauté
Pour s'en libérer.
Pensées immortelles des serviteurs d'idées,
Volontés et croyances en l'humanité
Sont présentes à jamais
Dans nos coeurs et nos pensées.
Le pas laisse la place à la pensée
Pour t'ouvrir la fenêtre dorée
D'une lumière plus blanche que l'éclair.
Et tu t’évapores dans les airs,
Ainsi flottant te voilà apparent
Et nul ne t'ignore, car nuage rayonnant,
Tu es dans leur zénith,
Dans leur sang, ils t'en donnent le mérite.
L'infini dépassé,
Absolu tu es
Palais, cité s'érodent et s'effritent
Emportant leurs mythes.
Dieu te partage l'idée
Et une belle amitié
Fier de pouvoir t'accompagner
Sur cette pensée communiée.
Ne dicte jamais,
Tu tuerais ton éternité!
Que ton souffle propose et partage,
Ainsi tu seras pour l'éternité un sage.
Un soir, j'ai rencontré mes ancêtres.
Mes ancêtres me sont apparus dans une ronde douce, et chacun menait
sa mission.
Le premier contact était présent pour m'indiquer la
bienveillance, puis vint le temps de l'éducation. Ainsi ils me
demandèrent de rejoindre l'horizon, chose que j'essayais de
faire, mais très vite je m'aperçus que je tournais en
rond. L'horizon est toujours loin et ce concept fait partie d'un
système qui s'auto entretient.
Après
le temps de la réflexion, ils continuèrent à
l’aide d’une suite plus pure et tenait plus du frisson que des
mots. Pas le frisson d'effroi, mais le frisson dû à
cette chaleur qui vous réchauffe en vous apaisant l'esprit.
Ils
m'ont dit “ Tu vis, tu penses et s'élève en toi cette
foi, cette croyance qui t'arrache aux lois, aux lourdeurs d'une
misère. Ta volonté crée ces instants de vie et
tant mieux s'ils sont partagés pour mieux
s'accélérer!
L'aurore est de chaque instant, la lumière nous attire et nous
éblouit, nulle paupière ne peut te protéger de
cette vie d'envolées. Ton cri est ta vie, ne perds pas ta
voix, sur ce qui n'est pas! Ta douleur est notre douleur, ta joie est
notre joie, sans nous tu n'existes pas, reste avec nous! ”
Ces
immortels devant mes yeux, m'invitaient à les rejoindre.
Ensuite
les bases, la pensée qui unit, fut abordée, certains
l'appellent le respect de la tradition, mais celle-ci me fut
présentée juste comme un moyen matériel qui a
permis à mon peuple de durer.
Mon
sang se rappelle, la mémoire de mes gènes rentre à
l’unisson. C’est alors qu’une personne se présenta. Elle
rayonnait de clarté, ce qui au début fit que je n'avais
pas remarqué qu'elle était vêtue de haillons.
Elle me dit : “ Je suis mort pour toi. Je suis mort dans un
fossé, entouré de gardes à cheval. Aussi, ne te
laisse jamais faire, défends ton droit et ta raison! Garde la
tête fière, n'admets aucune fausse raison, nul ne peut
toucher ton peuple! ”
L'injure
est d'essayer de faire croire qu'il existe quelque chose de
supérieur
à nos traditions, à notre éternité. ”
Un prêtre m'apparut, et me dit : “ Je suis mort pour
toi. Je suis mort pour toi, car j'ai gardé la religion pure
jusqu'à toi. ” Une autre personne apparut et me dit :
“ Je suis mort pour toi ; les marches qui vont du village
jusqu'à la plage, j'en ai fait une partie et cela m'a
coûté
la vie. ” Et ainsi ce fut un défilé qui prit
presque toute la nuit. A la fin une question me fut posée : Et
toi, es-tu prêt à mourir pour nous ? J'ai répondu
: “ Je suis prêt à mourir pour vous, pour moi,
pour nous, car le jour ou je faillirai, je ne serai plus et perdrai
par là même l'éternité ”.
A
ce moment là, j’ai senti comme un voile, pas le voile qui
masque, mais le voile qui protège du noir qui aveugle. Un
voile particulier, un voile phosphorescent qui éclaire,
c’était une prise de conscience du nouvel état dans
lequel je me trouvais. Il me fut dit : “ Tu ne peux plus tomber ”.
C'est
alors que m'apparut l'humanité, ses joies, ses bonheurs, ses
grandeurs, ses vies, mes vies, nous était un, et un était
nous. Nous et ses lois qui portent les moyens à l'extase,
arc-en-ciel des nuances qui remplissent le ciel de ses
fréquences,
mariant l'harmonie des pensées. Ce n'est pas l'équilibre,
ce n'est pas le milieu entre deux limites, c'est l'attraction, le
centre, le coeur de la comète, ce qui mène la vie. Une
volonté douce, qui vous enrobe et vous retient,
éloignée
de tous les précipices ; sa seule présence
justifie son existence. Les mots sont à inventer pour
décrire
l'état, mais encore c'est savoir glisser sans heurt, pousser
des pensées qui enclenchent le bonheur, savoir créer
sans détruire, savoir construire sans redresser, juste
consolider du bon coté. Cette loi qui fait que chaque instant
est un bonheur. Cette loi est l'action, l'action menée avec
volonté, volonté de créer, créer avec
respect, respect de ce qui est, et c'est nous, nous grandissons,
grandir c'est l'action sans détruire.
Ils
me
dirent : “ La raison est guide de toute chose, les sens nous
trompent, la raison nous mène. La matière nous
apparaît
à travers la raison. Garde la raison ouverte, pour ne point te
duper ! Développe tes idées mais n'oublie jamais
d'écouter avec bienveillance les autres méthodes
présentées, car nul ne sait sinon qu'il ne sait pas
grande chose. L'idée première par l'instinct est de
capitaliser, elle est un droit, mais est vite remplacée par la
recherche de l'éternité qui induit le sens social, un
droit plus fort et qui apparaît toujours même s'il est
dénoncé. D'ailleurs, il est dénoncé quand
il est mal appliqué. Aussi analyse toujours de la base vers
l'envolée, car nous ne retiendrons que ce qui s'est
élevé.
Commence par avoir un regard en rapport à tes
intérêts
personnels, fais le tour de la question sous toutes les formes et
moyens qui soient. Une fois ceci fait, reprends le raisonnement par
rapport à ta famille, et analyse de nouveau. Gardes-en
précieusement les conclusions. Reviens encore à la
raison et analyse à nouveau par rapport à ton village.
Ton éternité grandit. Cela ne suffit pas encore,
analyse par rapport à ton humanité, tu tendras vers
l'éternité sans cruauté. Ne tombe pas dans la
misère de croire qu'il n'y a qu'une forme de pensées !
Tu en viendrais à oublier ce que tu es, perdu dans une prison
labyrinthe de convictions erronées. Tu te priverais d'une
multitude de moyens qui te permettent d'exister, tu ne serais qu'un
objet, un robot à la tâche planifiée. Évite
les personnes aux idées clefs, qui analysent tout avec un seul
mode de pensées, ce sont les vrais miséreux de notre
société. Ils en arrivent à oublier qu'ils sont
des hommes et marginalisent tout ce qui est en dehors de leurs
prisons. La douceur est notre force, enfant de la raison, sans
imposer te voici prêt à écouter les lois
universelles. La première te présente l'idée
qui, plus elle est réfléchie, plus elle est fructueuse,
ainsi l'idée attire les idées, comme la terre reste
près de son soleil, une attraction qui mène l'homme,
corps et pensées, nous permet les envolées. L'Homme
attire l'Homme, les idées attirent les idées, voici le
début de notre société. Même la
mécanique
céleste nous montre l’exemple au firmament.
La
deuxième loi est le miracle de la vie, car le
phénomène
crée, entretient et accélère un nouveau
phénomène, comme le pas d’une rivière, comme
ce tourbillon à la vitesse infini, notre pensée
crée,
entretient et accélère de nouvelles pensées
à
l'infini. Appliqué à notre société, ne
vois-tu ce souffle, ce vent qui t'emporte au-delà? Cependant,
nous sommes toujours là.
La
troisième loi permet la reconnaissance des domaines de
définitions et donc le raisonnement ; chaque chose n'est
analysable que par rapport à elle-même dans son domaine
de définition.
Cela
me paraissait impossible, il me fallait des repères, une
attache comme le zéro, un étalon pour mesurer.
Ils me demandèrent mon âge, je leur répondis :
“ quarante ans ”, ils me demandèrent comment je
vivais cet âge particulier, je répondis : “ du
mieux possible ”, et ils me dirent que mon âge est bien,
et il est toujours bien, si on le met en valeur, car nous mesurons
notre âge à l'aide de celui du moment. Un enfant de dix
ans se voit au travers des yeux d’un enfant de dix ans, un homme de
18 ans se voit à travers le yeux d’un homme de 18 ans.
Il
me dirent : Ton temps est individuel, mais tu peux le
percevoir autrement, c'est la particularité du temps du
moment.
Mais
le temps peut être aussi collectif, c'est le temps des
rendez-vous, c'est le temps social.
Ils
me
dirent : “ Maintenant, si tu as bien compris ces deux temps
qu'il ne faut mélanger, nous allons t'indiquer le secret du
bonheur ”. J'ai répondu : “ C'est déjà
fait ! Vous m'avez donné l'éternité ”.
La
réponse fut « vouloir n'est pas pouvoir ».
J'ai clamé : “ Je suis, nous sommes ”, ils me
dirent alors : “ Puisque nous sommes, ne reste pas si loin ”.
“ Comment ? ”, ai-je demandé.
Ils
me répondirent : “ Le troisième temps c'est le
temps de l'infini, c'est le temps de l'événement,
chaque début d'expérience part à l'infini, as-tu
oublié ton coup de foudre ? Ta première rentrée
scolaire ? Ton premier rendez-vous ? Avant l'équilibre, chaque
événement démarre à l'infini, et tu dois
en relancer certains qui te sont profitables.
La
quatrième loi, me fut présentée ainsi :
«Puisque toutes les rivières vont à la mer,
mène la tienne pour qu’elle s’écoule dans une douce
vallée».
C'est la manière, ta conduite, ton
attitude, ton
comportement qui importe, sache rester digne et fier, ne jamais
porter tort à autrui, évite tout ce qui est cruel,
n'agresse aucun obstacle que le hasard t'aura fourni ! Apprend à
partager la vie.
Vois
les interférences, lumière ou matière, se
retrouvent toujours au même point ! Vois les écrits des
philosophes sur les sujets presque arrêtés, qui mettent
tous d'accord, car arrivés près de la
vérité,
ils sont toujours au même point ; la différence
réside dans le chemin emprunté pour y parvenir.
La cinquième loi est fille induite de la deuxième loi,
que
ce soit des constructions ou des pensées qui se créent,
n'oublie pas que ces nouveaux édifices, ne répondent
pas aux lois des objets qui les ont créés. Comme ta
pensée associe des mots aux lois particulières, les
phrases ont de nouvelles lois, et les lois des mots s'appliquent
seulement aux mots ; de même que des lois lient les grains de
matière, et c'est l'attraction de la Terre qui crée la
gravité obéissant à d'autres lois de la
matière ; encore les sons ont leurs propres lois, mais
associés la mélodie apparaît avec de nouvelles
lois comme l'harmonie et le rythme. Toi aussi, sache que les lois de
tes pensées particulières ne sont pas là pour
l'éternité, travaille pour nous rejoindre, pour les
faire évoluer vers nous et nos lois, car nous ne sommes pas
qu'à moitié, tu as passé trente ans, nous
t'attendons, ne tarde pas !
Le
chant est plus joli en chorale, nos cœurs à l’unisson,
l'église est bâtie, à toi de nous rejoindre
vraiment.
Et
ils finirent par la foi.
Le
postier rencontra son jour de fête
Quand
Clorinde lui sourit
Et
c’est ainsi arrière-grand-père
Et
arrière-grand-mère
Se
sont unis
Tout
en haut des crêtes.
Du
haut de ces dix-neuf ans
De
mariage, il n’était pas question
Il
mérita l’enlèvement
Dans
le respect de la vertu et de la tradition
Quel grand crime pour le couvent
Qui les priva d’hostie pour une vie
Car tu honorera tes parents
Ne s’allie pas avec l’enlèvement décrit
Quels sont les herbes du maquis ?
Qui rendirent les mules sages,
Qui me permettent d’être ici,
Qui firent attendre lettres et images.
Je
vous répond juste ceci,
L’esprit n’a pas d’âge,
Oublie tout, si tu viens de Paris,
Car l’amour ne se met pas en cage.
Do ré mi fa sol la si do
Il va falloir créer le rythme
Si tu veux monter très haut,
Et créer ton hymne.
Avant de vouloir les accoupler
Les premières notes te sont données
Pures comme le ciel azuré
Dans les quelques mots après.
Du futur tu retiendras
Une science nommée probabilité
Et sans gène tu oublieras
L’algèbre et toutes ses dérivées.
Des machines tu respecteras
Le langage booléen
Et de sa base tu n’auras
Le choix qu’entre deux liens.
Des formes tu ne reconnaîtras
Que la géométrie pour les expliquer
Ainsi il va de soi qu’il te faudra
Des unités pour le démontrer.
Du langage tu développeras
La grammaire à l’excès
Car nul ne te comprendra
Sans ses algorithmes et ses bienfaits.
Des sciences physiques, tu pourras
Retenir si tu crois pouvoir créer
Une base exponentielle amortie qui t’apportera
Une hypothèse à essayer.
De l’algèbre tu retiendras
Qu’elle permet de compter les moutons
En la limitant ainsi, tu feras
Que nul conditionne, comme certains le font.
De la pensée, tu remarqueras
Qu’elle a le pouvoir de rester à jamais.
Que cette mathématique-là
st
bien plus complexe que toutes celles citées.
Une ville, une citée quartier mort
Par la société oubliée
Avait une veille dame à son bord
Qui a beaucoup donné.
Le soir, son temps fut accordé,
Construisant l’esprit, accompagnant l’idée.
Patience, douceur, et bonne volonté
Etaient accordées à l’enfant qui était.
Une table, une petite cuisine,
Et la mélodie commençait
Une voix apaisante et une simple mine
L’univers s’ouvrait.
Ainsi les vraies mathématiques
Furent présentées,
Celles qui permettent de discuter
Celle qui permettent de ne pas tromper.
Pourquoi cette société oublie
L’art du français, l’art de communiquer,
L’art de communier ? Pour ne garder ainsi
Qu’une algèbre, une sélection égarée.
Oh, mathématicienne de génie
Bien plus que la grammaire
Tu as su donner un esprit
Plus qu’un savoir, une envie de savoir faire.
Des mathématiques ils avaient tout compris
Ainsi cette grammaire les a portés
Tout au long d’une vie
En eux tu t’es inscrite à jamais.
Ton souffle est le vent
Eternité tu as gagné
Tu as su créer le temps
Ta patience est récompensée.
Je mets le pas sur cette aire,
Je la travaille suant eau et sang
Car le capital de mes efforts
Détermine le sort
De ma femme de mes enfants
Je prends possession de cette terre
Croyance en un droit naturel premier
Qui satisfait au plus pressé
Empêchant de penser
A la recherche d'éternité.
Cette quête d'éternité,
Droit naturel premier,
Au sens social développé
Crée nos villages et nos cités.
Ainsi toujours l'homme fait,
S'obstine dans une des deux idées
Sans trouver l'équilibre
Qui lui donnera le bien vivre.
L'ignorance le rend si faible
Qu'il n'arrive à entrevoir que
La loi du bonheur est celle
Qui réunit les deux pensées.
La pensée déployant ses ailes
Envole les deux idées plus belles
Lorsqu'elle les réunit par-delà les biens matériels,
Et nous indique le droit naturel.
Un professeur, une idée, rue du matin,
Il était là, pour nous indiquer le chemin.
Son savoir nous éclairait de son fruit.
Peinant le jour, étudiant la nuit,
Je n'ai retenu que sur un état stable
Le temps n'avait aucun effet, et le sable
Pouvait bien s'écouler dans le sablier.
Qu'une action provoquée, démarrait
Une réaction, une variation,
Dont le temps est la forme de l'évolution.
Ainsi, plus le temps durait,
Plus il en fallait,
Pour obtenir une même action.
Jusqu'à ce que celui-ci dans les pérégrinations,
Soit immense au commencement, jusqu'à ne presque plus avoir
D'effet à notre perception. Le temps, ce loir,
S'écoule, en fin de réaction,
Sans apporter aucune modification
Observable. La réaction n'est pas finie,
Mais le temps n'a plus d'action sur celle-ci.
Il est là, il se présente,
Majestueux devant cette vie naissante,
L'homme tenant son temps dans la main
Crie aux cieux, aux Dieux, sa faim.
Il tonne: “ Je suis là, j'existe dans
Mon propre temps! ”
Et reçoit en réponse violemment donnée
Une claque sur ses fesses dénudées.
Ces instants premiers,
Espace de l'immortalité
Au nom d’une ignorance lui sont volés
Ou encore au nom d’une fausse idée.
Une cruauté développée
Par une répétition, voulant affirmer son infériorité.
Ce corps si jeune, comme une bombe
Est prêt à exploser,
Voler son temps c'est l'enfermer en tombe!
Ses premiers instants sont de toute beauté,
Les laisser fuir dans un autre monde, serait le sacrifier.
Oh, sages! Votre heure est le rythme lent
De votre vie, différent est le rythme des enfants.
Respectez la sienne qui est encore à l'infini,
Le souffle haletant c'est le souffle de vie
Il explose et s'étend
Pour profiter pleinement de son temps.
Puis le temps se raccourcit, se rétrécit et
La vie se chargera de le ramener
Sa loi ; c'est le lot du temps individuel
Plus il dure, plus il est court, et cruel !
Le souffle se matérialise et te porte
Au gré des vents sablés
D'une mer de
Pensées,
Tu
c
r
é
e
s
.
“ Moïse pour l'autel cherchait un sanctuaire ;
Dieu dit : “ Il en faut deux ” ; et dans le sanctuaire
Conduisit Oliab avec Béliséel.
L'un sculptait l'idéal et l'autre le réel. ”*
Ainsi, j'errais dans le désert,
Depuis mille ans à la recherche d'une terre.
Quand Dieu vint ouvrir la chaîne
Du temps, indiquant l’âme saine.
L'idéal partagé,
Le réel nous confirmait,
Ce temps de dupes qui rebellait.
Mais les prêtres du néant forçaient à se
cacher.
* Le vers accélérateur, impulsionnel, est de Victor Hugo
Assis quelque part, je ne sais où,
L'homme prit le bâton
Et le planta au sol. Il lui déclara :
“
Tu es mon
repère, parle-moi,
Dis-moi où je suis ! ” Ainsi,
Notre concept du temps naquit.
Ce bâton, il le nomma gnomon.
C'était peut-être hier, ou
Il y a plus longtemps, l'ombre du bâton
Fixa la destinée de l'humanité.
Je tourne, je vire, une remontée
Du plus profond part et s'enflamme,
Je ne veux plus de ce bâton !
L'harmonique de mon cœur,
Rejette cet objet de ses rayons.
Les vagues déferlent au rythme
De leurs envies pendant que le mètre
Mesure l'espace entre les crêtes.
L'un est une vie, l'autre un positionnement.
N'oublions pas, les Grecs ont dit : “ Ca bouge,
Donc ça vit. ” Certains ont ri reprenant
Cette manière “ naïve ” de parler du temps
Qui bien sûr est un des symboles de la vie
Mais n'en est pas pour autant l'équivalent.
Bien sûr, sans mouvement, sans temps, point de vie. Mais ce mot, cette vie, a un
autre sens dans ce que nous avons compris. Faut-il rejeter la
proposition pour autant ?
Non, car celle-ci prend toute sa force, toute sa signification selon la science dans laquelle
nous nous plaçons.
Joli temps monsieur, joli
Temps madame ! Ce temps que j'apprécie.
Ce temps découvre et innove, ceci
Est notre premier temps ici.
Tiens, te voici, notre deuxième temps,
Tu n'es plus que la
moitié
du premier, sans
Plus attendre le troisième et son tiers,
Ne pense même pas au quarante-quatrième où je suis depuis hier !
Une des caractéristiques de l'homme est sa mémoire et son
langage pour la transmettre. Ainsi, d'une pensée, traduite en
idée, ce lointain ancêtre m'a transmis son
éternité.
Une autre des caractéristiques de l'homme est de toujours
avoir cherché à comprendre de manière à
adapter son environnement. De ceci de nombreux outils sont nés
et ont évolué. Il reste pourtant encore une zone qui
est toujours analysée à l'aide des outils premiers,
c'est le temps ; cette variation qui traduit le changement, le
mouvement.
Dans
les cultures anciennes, le temps était cyclique. Le temps
linéaire nous vient d’un phénomène physique
particulier. Ne serait-il pas temps, de réviser la forme du
temps ? Est-ce que l’éternité d’un commencement
jusqu'à la mort d'une répétition, peut se
mesurer à l'aide d'un temps unitaire sorti d’un autre
repère
? Ces phénomènes stables, sur lesquels le temps n'a
aucun effet, n'ont-ils pas leur propre temps particulier, si discret
qu'aucune variation ne nous paraît ?
Il faut croire que
l'astronomie s'est emparée de notre temps en imposant partout
un temps unitaire alors qu'il n'était pas toujours
nécessaire,
et que de fait, chacun son temps, chacun sa vie, même si tous
deux sont partagés jusqu'à l'ivresse, cela ne fait que
créer un nouveau temps commun, une nouvelle vie.
Le voici tapi dans l'ombre,
Nul ne le voit, immobile et sombre,
Le temps n'a pas d'influence
Pour révéler
son existence.
Ces jeunesses impatientes
Sentent leur graine jaillissante,
Crient: “ Pourquoi pas? ”,
Et ce moment n'est déjà plus là.
Le temps jaillit perceptible
Heurtant les âmes les plus sensibles.
Il tire nos rides et griffe nos corps
Nous ramenant à notre juste sort.
Profiter du temps c'est être dans l'action,
Qui est un mouvement ou une réflexion
C'est construire l’instant éternel,
De manière à répondre à l’appel.
Ainsi nous troquons la foi contre un espoir vil,
Nous tuons notre éternité pour gagner en futile.
Le temps n’est pas une image imposée,
C’est une réflexion, une idée savourée.
Au nom des arômes, par la bise portée,
Au nom des arts par la nature montrés.
Nous créons le plaisir de l'instant, pour partager
Nous créons l'action, dans la durée.
J'ai vu la mer déferler, le vent
S'enfuir devant la foudre le poursuivant.
Même l'oisillon frêle brise sa coquille,
Et moi, je devrais rester en grille ?
J'ai vu le renard ronger sa patte,
Pris dans le piège, la fourmi
Vaciller sous un chargement imposant
Et je devrais accepter votre mesure du temps ?
J'ai vu le temps d'avant le commencement,
Le temps du non changement.
Loin de ce qui nous est appris, ce temps,
A son propre fonctionnement.
J'ai vu que de vouloir le mesurer
A la manière actuelle est insensé
Belle variation, le temps prend
Toute sa valeur au commencement.
J'ai vu qu'il explose à l'infini.
Ses débuts sont sa gloire, son envie
Il apparaît à l'aube de chaque évènement,
Latent au passé, vivant au présent.
J'ai vu qu'il se trouve transformé
Quand il réveille Morphée,
Alors, la valeur du temps
Prend un essor ahurissant.
J'ai vu le temps nous éclairer,
Puis comme d'un châtiment frappés,
pour tant de faste,
Décélérer, provocant le contraste.
J'ai vu le coucher de l’astre du jour
Eblouir, illuminer l'Adour
Puis la clarté, puis la pénombre
Où l’onde ne se distinguait plus, sombre.
J'ai vu ainsi le temps diminuer
jusqu'à dissimuler son existence,
Nous laissant penser à l'immortalité
D'après et avant le temps de l'événement.
J'ai vu que hors l'exponentiel retour
Le temps n'est qu'un loir sans amour.
Chercher l'unité dans une variation
Revient à peser à l'aide d'un mètre étalon
y = k(1-exp(-t/jo))
passerelle, s'il en est.y est la
courbe du
temps, le phénomène, et k est la valeur
tangentielle du nouvel état d'équilibre
jo
est l'identité propre au système étudié.
Ainsi se trouvent
sur une
seule dimension Réunis phénomène et temps pour
l'infini.
Il a dit : " L'homme, c'est le verbe." Il n'est plus là,
pourtant ce jour, je pense, j'écris et je dis : “ l'homme
c'est le verbe ”. N'y a t il là une cause première
à nos actions ? N'est-ce pas parce que nous avons mis un mot
sur chaque chose que nous sommes devenus humains ? Une fuite de cette
perception de ce zéro illusoire ? Une recherche
d'éternité
à travers autrui ?
Pour
l’individu,
Quel
est le droit naturel premier ?
Quel
est ce droit inaliénable qui mène nos vies ?
Est-ce la propriété qui permet de profiter du fruit de notre
travail ?
Ou est-ce la recherche d’éternité ?
Les deux sont vrais, les deux sont grands, mais quel est le premier ?
Appliqué
à une société, le droit à la
propriété
placé au delà du nécessaire ne cherche t-il pas
à imposer, une manière cruelle d'obtenir
l'éternité
? En dessous du nécessaire, la recherche
d’éternité
n’est-elle pas une manière de privé ce corps, de se
suicider ?
D’un point de vue individuel, cruel destin, qui lie à jamais
matière et esprit, car l’un sans l’autre disparaît.
D’un
point de vue social, magnifique destin qui permet à l’esprit
d’exister à jamais.
De là la question,
Quand sommes nous ?
Est-ce que l’homme qui est né, qui a grandit, et qui est mort dans
une caverne avant de la clôturer, a vraiment existé ?
Est-ce que l’homme qui nous a rien laissé a vraiment
existé ?
Est-ce que l’homme qui est né il y a fort longtemps et qui a
laissé
tant de bienfaits, l’homme dont tout le monde parle encore, est
encore vivant ?
Est-ce qu’un parent aimé disparue ne nous tire pas une larme ?
Une larme de la joie de l’avoir connue, une larme donnée à
l’existence. Reconnaître ainsi sa présence dans nos
pensée, n’est-ce pas déjà honorer
l’éternité ?
A droite, à
gauche,
cela dépend
De la saison, ou du
vent
Comme porté
par un
nuage
Cet enfant qui
devait être
sage
Auprès du
temps
s’est reposé
De l’appel s’est
inspiré
Pour devenir
poète
et faire rêver
Pour devenir
philosophe et
faire penser
Pour devenir
scientifique
et inventer
Pour devenir
artiste et
créer
Dans ces moments
choisis
L’imaginaire
d’aujourd’hui
permet le
réel de
demain,
Bâtit notre
commun
destin.
Nous
pouvons penser que selon la technique utilisée pour construire
un raisonnement nous allons rencontrer quelques difficultés
d’application. Ces difficultés peuvent engendrer la
confusion. Nous ne parlons pas ici du sens des termes ou du respect
des lois des mathématiques du langage, nous parlons de domaine
de définition et de limites.
Ainsi la négligence nous pousse à croire que si un
système
est bon quelque part, il est bon partout.
Cet aspect est la recherche d’une simplification bienfaitrice, nous
permettant d’automatiser les pensées et les actes, mais
malheureusement ceci est en désaccord avec ce que nous
présentons dans cet ouvrage comme la cinquième loi
universelle (chaque niveau de construction, matière ou
pensée,
possède ses propres lois). Un doute aurait pu subsister si je
n’avais présenté les nombreux exemples démontrant
que les lois des globalités sont différentes des lois
des unités qui la composent. En d’autres termes, ce qui est
vrai pour le particulier ne l’est pas forcément pour le
général. En d'autres termes encore, nous pouvons dire
que les lois des automatismes conditionnés bien qu'utiles ne
peuvent pas s'utiliser à un niveau de réflexion
supérieur.
Voici l'architecture et les particularités différentes des
mécanismes de la pensée, que je vous propose, selon les
zones de notre raisonnement.
Cette structure particulière possède une forme
équivalente
à un olivier rustique ou plus simplement au thym.
Prenons le thym, car cette plante a gardé sa forme rustique dans nos
régions méditerranéennes. Comme pour le thym, il
se trouve une base enfouie que nous ne voyons pas. Si nous observons
le fluide vital, nous nous apercevons que bien qu’il puisse
s’étendre partout dans la plante, il existe un seul chemin
qui varie selon les particularités individuelles. En d’autres
termes, la sève suit une voie principale et une seule voie, la
sève qui quitte cette voie, ne pourra pas aller plus haut.
Nous remarquons encore la forme rotationnelle de cette plante, qui
induit ce bouquet final si particulier.
Maintenant présentons la pensée, nous nous apercevons que son
essence est bien mystérieuse, invisible comme les racines du
thym, que sa structure est faite de croyances (Il
s’agit ici de croyances actives et non pas des croyances passives
comme l'espoir qui fragilise et détruit toutes les
constructions). Toute tentative de construction de pensée
n’empruntant pas la voie principale restera à un niveau
inférieur comme pour la sève. Nous allons rencontrer la
science de base à l’endroit où le tronc (la
pensée)
s’élargit mais n’est pas encore le bouquet ; le tronc
est la communication. Cette communication nous impose un repère
temporel commun. Comme les branches du thym commencent dans le tronc
et ensuite se séparent, les sciences commencent dans la
communication ; ensuite, quand notre cerveau active une zone
particulière ou plutôt une science particulière
tout l’esprit (la sève) est bien isolé dans cette
science précise (une branche précise). Les limites et
le domaine de définition sont ainsi définis par la
branche ou encore science que nous employons. Chaque science
possédant sa propre zone bien délimitée et ses
propres lois.
Ainsi nous trouvons comme sciences,
l'étude du futur, avec sa philosophie et ses mathématiques
particulières qui sont les probabilités,
la science des relations propres aux formes dans l’espace, avec sa
philosophie et ses mathématiques particulières, la
géométrie (concepts des formes),
la science de l'outil d'échange de concepts, avec sa philosophie
et ses mathématiques particulières qui sont les
algorithmes du langage,
la science qui est l'étude du langage machine, avec sa
philosophie et ses mathématiques particulières qui sont
le langage booléen, et ainsi de suite…
Nous pouvons donc dire que la communication est le tronc du raisonnement.
Ce tronc, bien qu’il nourrisse le bouquet des autres sciences, n’en
n’est pas moins dépendant et relié à
celles-ci.
Le tronc du raisonnement est la résultante de toutes ces lois
contradictoires et prendra la forme des sciences qui le nourrissent.
Plus que la matière, nous retrouvons un sens, une direction,
l’induction. C’est une cohérence dans la forme de la
plante, composée d’un tout lié. Vouloir étudier
la plante impose une approche dans sa globalité. De ceci nous
pouvons dire que le raisonnement ne s'applique que dans les limites
de chaque science étudiée de manière à
éviter les incohérences.
Comme la plante ne profite que du réel, le tronc principal du
raisonnement ne connaît que le présent. Même si le
futur est induit, seule la construction du présent existe. La
plante est ce qu’elle est, le passé est fini; inutile de
penser qu’elle aurait pu mieux se nourrir ; le futur ne sera
que si aujourd’hui la plante sait profiter.
De même
les pensées raisonnées se classent en quatre niveaux,
qui s’intègrent au classement déjà
présenté
(pensées conditionnées comme l’arc réflexe,
pensées animales comme l’utilisation de la comparaison, et
enfin les pensées raisonnées).
Les
racines : l’origine, ce qui ne se voit pas mais existe,
le
tronc : dans sa partie basse la communication, dans sa partie
haute les sciences qui naissent et se séparent,
les
branches : les sciences, chaque branche représente une
science particulière possédant ses propres lois et sa
propre logique,
les
ramifications : Une ramification est une science
développée
sur une autre science, ceci induit des particularités issue de
l’orientation, science, de la branche nourricière, nous
pouvons même retrouver des ramification de ramification,
rendant l’analyse encore plus spécifique.
Il
apparaît donc essentiel de préciser le domaine de
définition et les limites de chaque raisonnement ; il ne
faut jamais se tromper de science sous peine d'égarement et
donc de destruction.
Comme
la sève qui ne circulerait plus, une pensée
arrêtée
est une pensée morte, une pensée acceptée comme
finie est l'acceptation de notre suicide intellectuel. Même la
pensée présentée ici, ne serait que
désolation,
si chacun ne la fait pas évoluer selon ses besoins et ses
applications.
Sans
racines ou sans bouquet pas de tronc, oublier la globalité,
c’est s’égarer.
Je glisse
et m’enfouis
Dans la racine
épanouie,
De mille sources
fécondes
Je profite du monde.
A la recherche de
la
lumière,
je
m’élève en âme fière
j’arrive dans le
tronc.
Quel bonheur
d’entrer en
communication.
Un désir
profond
Me pousse et me
confond
Dans les branches
et les
ramifications
Des sciences aux
quels je
réponds.
Comme la fleur
s’ouvre à
l’aurore
La pensée
peut
éclore
A la couleur de la
branche
qui nourrit
A l’odeur de la
science
qui ravie.
Je me
détends et
m’ouvre à la vie
Créant ainsi
le
paradis.
Prêt
à répandre les multiples graines
Mes semences de Provence à l’Aquitaine
Qui joyeux, de sentir
Tous mes efforts,
Reviennent me nourrir
et en demande encore.
L’art engendre les sciences,
Créant ainsi l’expérience
Les sciences engendrent l’absolu,
C’est la raison de ma venue,
L’absolu engendre l’art,
Pour tant de nectar.
Ainsi, l’art d’aujourd’hui n’est
Plus l’art du passé.
L’art d’aujourd’hui n’est
Pas l’art de demain.
Ainsi l’homme tendant la main,
Vers l’infini s’élève,
Poussé dans un tourbillon divin.
Cause première, principe premier,
Qui es- tu ?
Moi, je suis là.
Est-ce grand ?
Au début ou à la fin ?
Comment savoir ?
Où sont les repères ?
Voici les questions qui élèvent,
Voici l’outil des causes premières
De la volonté à la recherche d’éternité
Jamais je ne t’oublierai.
Le souffle n’est pas la matière
Le souffle est mouvement
Le souffle n’est pas le savoir
Le souffle est vocation.
Pourquoi lorsque nous poussons notre pensée au plus profond qui soit,
et que nous l'exprimons, souvent on ne nous comprend pas ?
Pourquoi, dans quel but, les nuages poussés par le vent prennent-ils
telle forme plutôt que telle autre? Dans quel but un monstre
légendaire a-t-il deux têtes, et un autre n'en a-t-il
point ?
Même
si le détail de nos paroles échappe à la
compréhension, dans la globalité celles-ci ont un
effet. Ce qui semble incohérent vu de trop près, fait
partie d'un édifice qui se construit pour mieux nous
protéger.
Un édifice dont les pierres sont les idées, ainsi
regroupées de toutes origines, chacune sa fonction, le tout
pour mieux nous éclairer. Nul besoin de savoir d'où
provient cette lumière, l'important c'est de voir.
Prenons
l’exemple célèbre du volcan.
Quand
un volcan entre en éruption, pourquoi telle pierre part-elle
vers la gauche ?
Pourquoi
celle-ci possède telle cette forme ?
Que
de questions sans réponses, car même si nous pouvons dire
comment, nous ne pouvons pas accorder une raison à de
nombreuses choses.
De
même, certaines choses ne trouvent leur importance que dans la
globalité, et il est difficile, voire impossible de les
séparer.
Grain
de raisin,
Fruits
de la passion,
Vais-je
te boire en vin
Ou
te croquer, comme c’est bon.
Joie
du plaisir,
Obligation
du conditionnement,
Ne
sont pas les vrais désirs
De
ce corps demandant.
Poisson
ou bovin,
Miel,
riz ou canne,
L’élément
en son sein
Proportionné
est notre manne,
L’abus
est notre drame
Qui
fait pleurer bien des dames.
Le manque est un enfer de flammes
Qui
brûle bien des âmes.
L’au
delà du nécessaire, nous détruit. La
quantité
minimale doit être fournie sous peine de disfonctionnements.
Pourquoi le corps fonctionne ainsi ? je ne sais pas, quel que
soit le comment.
Le terme temps a inspiré
de nombreuses définitions, qui chantent et changent au
gré
de nos dictionnaires. Mais de ceci un sens transcende, et s’il
n’est clairement énoncé, toujours, il s’en retrouve
susurré. « Le temps est le changement ».
Quelle
action a-t-il sur les objets ? Et, de quelle manière le
percevons-nous ?
Du point de vue
astronomique, le temps se présente d'une manière
particulière et répétitive qui provient de la
mécanique céleste qui est la traduction de la rotation
de la Terre sur elle-même et autour du Soleil. Nous avons donc
mis au point un appareil de mesure particulier qui a
évolué
avec cette science, pour mesurer cette action répétitive
continue à l'échelle d'une vie humaine. Ceci nous
permet, dans le domaine de définition de la Terre, d'avoir une
mesure la concernant. La communication, à la recherche d’un
temps repère, a choisi celui-là de manière
à
permettre l’évolution et pour sa facilité de
perception. Mais à aucun moment, elle nous impose de le garder
indéfiniment.
De
l'observation en biologie et en physique (chute des corps, loi des
écoulements, ou encore décharge capacitive
électrique)
le temps apparaît non linéaire, irrégulier.
L'appareil de mesure pouvant mesurer ce temps n'a pas encore
été
créé. De fait, nous sommes obligés d'utiliser un
mauvais outil créé pour satisfaire au mouvement des
planètes, et à la communication, en y associant une
passerelle sous forme exponentielle afin d'y remédier. La
passerelle est :
y = t =
k[1-exp(-t'/jo)],
Avec
t
- le temps réel,
t'
-
le temps particulier à notre planète,
k
-
valeur du nouvel état d'équilibre,
jo
-
nombre sans dimension, caractéristique du
phénomène
étudié.
La
particularité de
cette passerelle est de considérer la variation elle-même
comme sa propre base de temps. Ce qui revient à écrire
nos deux dimensions actuelles, sous la forme d’une seule dimension.
Il apparaît encore
un temps physiologique, propre à chacun de nous, mais en
sociologie, les choses se compliquent, car il existe dans ce domaine
trois temps.
1) Le temps social
Pour perdurer, nous avons
besoin de communiquer. La communication utilise plusieurs modes. Le
plus apparent d'entre eux est la communication orale. Celle-ci trouve
sa force et sa cohérence à l'aide de repères
communs. Cela entraîne le besoin de fixer un repère
temporel même arbitraire. Celui-ci fut arrêté sur
le temps astronomique (le gnomon – appareil de mesure d'une
position). Nous pouvons définir les limites de l'utilisation
de ce repère temporel aux algorithmes du langage oral et
écrit. Ce choix était judicieux et nécessaire,
car nous avions besoin dans un premier temps d’un repère
simple -même faux- pour pouvoir créer une base commune
à
notre communication. Si cette base n’avait pas été
créée ou encore choisie sous une forme plus complexe,
cela aurait induit un niveau de communication beaucoup plus bas,
créant de grandes difficultés au développement
de notre sens social.
Prenons le cas du
démarreur sur un moteur thermique : cet outil est utile
au démarrage, mais devient une gêne une fois le moteur
lancé.
Bien que cette
base,
permettant les premiers contacts, soit indispensable dans les
premiers temps d’une relation sociale, elle devient une norme
incohérente par la suite, lorsque elle est appliquée
partout sans aucune distinction. Le temps social est celui de la
convention, l'heure du rendez-vous, le temps utilisé
actuellement d'une manière généralisée.
Le temps social permet
d'avoir un repère commun à tous les hommes, c'est le
temps issu d'une loi sociale. Dans ce cas, le temps se présente
comme une droite unitaire. Ceci peut se faire parce qu'il est pris
sur une durée très courte.
Un temps exponentiel
étudié dans une zone particulière aura
l'apparence d'une suite régulière, d'une droite, alors
que dans sa globalité, c'est une courbe exponentielle.
2) Le temps de
l'évènement
Ce temps permet
à
chaque instant de tendre vers l'infini, c'est celui qui nous
raccroche à la vie quel que soit le moment et l'âge.
Les premiers instants,
comme le coup de foudre, le premier baiser, la première
rentrée scolaire, représentent une grande quantité
de temps et d'émotions. C’'est le nombre
d'évènements,
d'expériences, qui va composer la vie et plus le temps aura
d'importance, plus nous nous apercevons qu'il est court, et nous ne
le voyons pas passer, car chaque début est un infini.
(Début
d’une courbe exponentielle amortie, quand nous ne regardons pas
dans le détail).
3) Le temps
individuel
Celui-ci a plusieurs particularités, le théorique et
l'appliqué.
L’appliqué fait que dans le temps ou nous sommes, nous nous
sentons en permanence au sommet de notre vie. C'est le temps de notre
âge, qui s’accélère et ralentit. D’autres
événements peuvent accélérer les instant,
mais quelque soit les variations, nous retrouvons toujours en fond
une base, un facteur constant. Nous pouvons considérer ceci
comme la vitesse du temps présent. Nous pouvons aussi
différencier le théorique par ce qui est l’instant,
à
chaque moment cent pour cent de notre vie, et l’appliqué qui
est le temps calculé par rapport au potentiel entier d’une
vie, ou encore espérance d’une vie. Nous retrouvons cette
différence entre les concepts de perception français et
anglais. L’un calcul le présent en rapport de ce qui est,
l’autre calcul le présent en fonction d’un hypothétique
futur. En exemple, si une personne emprunte 100 euros et doit rendre
200 euros. Pour le concept français nous aurons 100%
d’intérêts alors que pour le concept anglo-saxon cette
somme représente 50% d’intérêts. Les
français
mesurent par rapport au présent, soit 100 euros, les anglicans
mesurent par rapport à l’éventuel futur, soit 200
euros.
D'un couple qui vagabonde
Né une petite
cellule féconde,
Entraînée
par un facteur imposant
Une taille sans cesse
grandissant
A l'épuisement du premier
Apparaît, le
vaillant second
Moins puissant mais
toujours présent
Il
mène jusqu'à la fécondation.
Le but atteint le
troisième
Plus calme et serein
Nous accompagne
Jusqu'à la
fin.
Des trois facteurs de l'homme
Lequel est dominant ?
Est-ce la forme d'une courbe qui mène nos vies ?
Ou bien ne serait-ce qu'un jeu d'enfant ?
Ainsi de la petite cellule féconde le premier facteur pousse l’infini,
pour être
remplacé par un facteur moins vagabond qui nous ralentit,
encore après apparaît le temps d’être fécond,
jusqu’au facteur des dix huit ans qui marque la vitesse de la fin
d’une vie. Les paliers majeurs sont : de la conception à
l'accouchement, de l'accouchement à la puberté, de la
puberté au vieillissement final. Le premier facteur a une
force comparable à une explosion, le deuxième facteur
nous construit comme une fleur jusqu'à l'épanouissement,
après il s'estompe doucement laissant la place au
troisième
facteur qui nous maintient doucement, l'effet de la mémoire
fausse un peu la donne et nous amène à notre
apogée
vers trente ans.
Le but de ce texte n'est
point de parler du fonctionnement cérébral et donc de
la mémoire, pourtant celle-ci joue un grand rôle dans
les interférences que vont créer les trois temps
associés. De plus, les actes conditionnés et les
automatismes corporels qui libèrent notre pensée d'une
partie de nos activités quotidiennes peuvent influencer ces
interférences.
Les interférences
qui utilisent la mémoire pour faire ressortir et associer le
temps d'un évènement du passé au temps de
l'évènement du présent, induisent une
désorientation qui provient du mélange des domaines de
définition, ne reconnaissant pas que chaque
évènement
possède son propre temps.
Cet été
1993, seul assis à ma table, le silence au-dedans, la
fenêtre
vibre du camion qui passe, le bruit du dehors, je rêve.
Je rêve
à ma réussite, je rêve au succès de mon futur
mémoire,
je rêve de ce canal et de ses concepteurs. Ce canal qui part de
Beaucaire à Nourriguier est si capricieux que son niveau varie
au-delà des limites fixées depuis que ses vantelles,
sources de l’élément indispensable, ont été
motorisées.
Le rêve imagine, le
rêve construit une idée qui n’émerge que dans
les rêves, une idée qui résout les équations
impossibles.
Seul un rêve peut
mettre en cause ce en quoi je crois, remettre en cause la base de mes
acquis, remettre en cause le temps. Mais l’urgence, le canal, le
mémoire, il faut réussir! La volonté pousse et
peu importe mes croyances, seul l’effet compte ; il faut essayer,
sinon la foi s’envole, le rêve s’éteint.
Tout se
précipite,
l’acte suit la pensée, le modèle donne des chiffres,
les chiffres sont introduits dans le régulateur des vantelles,
et l’observation, le calme s’imposent, le cheval fougueux est
dompté. Le niveau du canal, bien sage, ne s’éloigne
plus de cette valeur de consigne si chère au régleur.
Quelques jours de suspense encore, au cas où un caractère
particulier aurait échappé à l’observateur.
Mais non, je n’ai rien oublié.
La joie et la misère
se rencontrent, la joie de la réussite du mémoire, de
l’objectif atteint mais la misère de cette folie poussée
par le rêve qui m’a fait imaginer un autre monde.
Je n’ose en parler, même
à cette main secourable qui m’aide pendant la rédaction
du mémoire, je reste sur les chiffres, sur l’abstrait. Cet
autre monde, je l'entrevois, il est si différent, ce n’est
qu’un rêve, la réalité est bien là. Je
dois prouver au rêve son état de songe, le
présenter
au concret. Mais surprise, devant d’autres sciences le rêve
résiste et persiste ; il est temps de faire rendre grâce
au rêve. Le rêve ne veut pas mourir, alors je m’endors
et ma volonté remporte le rêve en décembre 1993.
Ce jour-là, il en
reste un canal régulé, et les restes d’un rêve
oublié.
Il y a longtemps
maintenant, j’avais rêvé d’un autre monde, un monde
où le temps serait parfait, où le temps nous
appartiendrait. Chacun le sien au moment, pour l’enfant d’un
jour, le jour serait sa vie, l’année l’infini ; pour
l’adulte le jour serait l’instant, l’année de moins en
moins jusqu’à ce quelle ressemble à celle d’avant,
jusqu’à presque rien. L’équilibre, la mort ne
serait que la fin d’une répétition fatigante. Si ce
n’est ce paradoxe qui pousse l’instant à une nouvelle vie,
une nouvelle éternité pour chaque expérience, et
qui nous raccroche à la vie, à ses richesses quels que
soient l’instant et l’âge. Et ces phénomènes
physiques sans respect pour l’Humanité qui nous copient
jusque dans les mécanismes de notre pensée . Les
systèmes sociaux ne voulant pas rester de reste dans un temps
comparatif, réclameraient un temps déductif
accordé
à l’homme, aux systèmes physiques. Un temps qui
supprimerait la jalousie et le zéro.
Ou est mon
repère ?
Du début ou de la fin,
L'un est le passé,
L'autre est l'avenir.
Mais comment me situer,
Me définir ?
Ainsi, je cherche mon présent
et préfère le cent pour cent.
Que m'importe le peut-être,
et le sera, quand l'être
Le moment,
Est remis en question.
Mon présent est donc maintenant,
je pense à l'origine qui permet
de créer le présent,
Et l'avenir.
Le repère est ainsi fixé
Sur ce qui est
Jouant avec
Ce qui aurait pu.
J’avais un système
physique à analyser. Je me suis donc assis au bord de l'eau et
j'ai observé.
Ce
que j'ai vu et mesuré était étonnant, et en
particulier, en ce qui concerne le temps.
Fleurs bleues,
fleurs
jaunes, est-ce les couleurs de la vie ? Où est-ce les
vagues, qui quand l’une passe l’autre la suit ?
J’attire, tu attires,
Il attire
Le
b
o
n
h
e
u
r
.
Matière et pensée
sont de même nature devant la première loi, quand l’une
est, l’autre est attirée ; quand l’une crée,
l’autre suit.
2ème
loi :
Tourne,
tourne, tourne manège
Ton axe induit la vitesse de rotation.
Tu imposes et tu limites nos émotions.
A quoi te sert cette restriction ?
Petit axe tu engendres une grande balade
Mais celle-ci reste une limitation.
A mon cœur, libère nous par impulsions,
L’infini est notre limite et notre destination.
Ne dicte pas, mais propose des idées qui, crée de
nombreuses autres idées bien plus puissantes,
particulières à chacun.
La pensée ne peut être imposée, mais peut être
donnée, partagée, pour créer de nouvelles
pensées, bien supérieures.
3ème loi :
Le sort dérape
Et mon vélo l'accompagne
Dans un jet de gravillons
Meurtrissant la chair.
Le sang de la vie gicle
Provocant le rire de l'enfant
Sans douleurs ni compassion.
Devant cette griffure mensongère.
Tant de douleurs, me rendent
Imbécile. Suis-je donc si fragile
Mais non voyons, c'est tout simplement
Que mes émotions ne sont analysables
Que par rapport à elles-mêmes.
Ainsi objets, pensées
Sont filles de leur propre origine
Et ne peuvent qu'être classées en fonction de ceci.
L’événement qui m’apporte
A son temps à ses pieds
Envoyé, il m’emporte
A la vitesse du boulet
Du début il est craché
Pour finir rampé.
Au début il est explosé
Et puis s’endort apaisé.
Le temps individuel
A mes propres particularités
Ainsi de la sorte
Je me trouve toujours au sommet
Quelque soit le nombre de mes expériences
Elles se mesurent au repère d’elles-mêmes
Et se trouve ainsi rempli et content
D’avoir tout déjà trouvé.
Mais voici la communication
Et son temps social, son bastion,
Qui marque les rendez-vous.
Qui marque les rendez-nous.
Rendez-nous l’amour,
Rendez-nous la foi,
Pour créer le jour,
Pour créer la joie.
4ème loi :
Est-ce un entonnoir ?
Est-ce un labyrinthe ?
Une seule issue pour plusieurs chemins.
Un seul bonheur pour plusieurs destins.
L’immensité la mer est toujours au même
Endroit, et fixe l’attrait des ruisseaux
Quelque soit les obstacles
Tous se retrouvent au même endroit.
5ème loi :
Enfin,
j’ai vu qu'un phénomène, aux lois particulières,
pouvait entraîner un autre phénomène beaucoup
plus puissant, régi par de nouvelles lois." Un exemple:
trois objets sans angle vif, O, et O, et O, associés entre eux
en se recouvrant partiellement donnent une figure aux nouvelles lois
où des angles vifs apparaissent. Ces nouvelles lois
différentes des lois premières est nommée
cinquième loi universelle.
J’aurais aimé savoir induire
Afin de ne point nuire.
J’aurais aimé savoir décrire,
Comme Homère le grand sire.
J’aurai aimé savoir prédire
Ma foi, ma croyance
Comme Saint-Exupéry a su dire
Sa perception, sa connaissance,
Depuis 1993, la découverte, l’enchanteresse,
Trouve sa force dans notre faiblesse,
Mais sans talent ou titre de gloire
Je suis piètre à la pourvoir.
Anciens, philosophes, j’ai cherché
A comprendre comment vous expliquiez,
Poésies, proses, envolées,
Tout est moyen à communiquer.
J'avais voulu
être une de ces personnes qui apportent les ingrédients
du repas, laissant le choix aux convives de les préparer
à
leur convenance. Leurs réflexions gagnant par la richesse de
leur particularité et de leur diversité. A la date
anniversaire, ce premier novembre 2004, j'ai décidé
d'abandonner cette technique que je ne maîtrise pas, la
laissant aux soins de personnes plus habiles, pour reprendre
l'expression d'une manière plus classique et conventionnelle.
L'expression ne deviendra pas parfaite, car je ne saurai donner
quelque chose que je ne possède pas. En d'autres mots, mon but
était d'induire en passant par le détail vers la
généralité, comme ont su le faire Homère
ou Saint Exupéry. Maintenant, il n'est plus que de
présenter,
en commençant de la généralité vers le
détail. J'avais écrit : pour construire, nul besoin de
détruire ; une idée qui n'évolue pas c'est une
idée morte ; c'est la raison pour laquelle je détaille
davantage mes anciens écrits.
Puisque la philosophie est
la recherche des premières causes et des premiers principes,
et puisque le premier principe de tout raisonnement est le principe
d’identité (Bossuet), plus connu sous le nom de “ omne
subjectum est proedicatum sui ”, le principe entraine qu’une
identité ne peut varier dans un raisonnement, un mot garde
toujours le même sens. Et puisque encore le zéro
représente le néant par définition, nous ne
pouvons pas accorder au zéro un contenu autre que le
néant.
En d'autres termes nous ne pouvons pas utiliser le zéro dans
une représentation ou analyse physique modélisant de la
matière; car même si cette matière a changé
de forme à travers le filtre de notre perception, rien ne nous
permet de dire qu'elle n'existe plus. Le croire ou l'écrire
à
l'aide du zéro est une erreur. Après tout, ce serait
une contradiction avec le fameux principe que rien ne se perd, rien
ne se crée, tout se transforme (“ Lavoisier ”).
Tout est calme, tout dort
Même le temps a l’air mort.
Sans mouvement apparent l’objet
Dans son état initial, a l’air sans activité.
Quand cette forme première
Se met à varier, cette aventurière
N’est pas désordonnée
Au début, elle prendra la voix du plus pressé.
Ralentissant épuisée de tant d’effort
Nous pouvons l’observer qui se rendort.
Mais si lasse de l’état final
Celle-ci rejoint son origine idéale
Elle recommencera un départ enflammé
Cherchant encore un début acharné.
Ainsi hystérésis tu es née
Car de ceci exponentiel se crée.
Comme a su le décrire
le philosophe Paul Janet, dans les années 1800, il existe des
philosophies particulières aux sciences. Le regroupement de
ces philosophies auxquelles on rajoute la philosophie des
philosophies, la plus noble, donne la philosophie entendue dans son
sens général.
De là, il devrait être possible d’admettre qu’il existe
plusieurs types de logiques. Celle que nous utilisons est une logique
d’échange, ou encore logique commerciale, ce que nous
appelons le temps du négoce.
En opposition, nous
pouvons, et nous devons utiliser en sciences “ dures ”
une autre logique « le temps des sciences ».
Rien ne vient de rien, aux
sages ancêtres, nous donnant le repère, le sacré,
par les mots « Ex nihilo nihil », tu reprenais
déjà cette idée, si vieille qu’elle était
déjà présente à l’aurore de
l’humanité.
Or, certains ont voulu
imposer le zéro pour décrire ce “ rien ” !
Sans tenir compte que dans la nature, rien ne provient de zéro,
ou encore, rien ne peut être décrit par le zéro,
ou bien encore le zéro n'a qu’une existence imaginaire, et
spéculative ne pouvant être appliqué qu’à
une science particulière. Un iota oui, mais pas le zéro.
Il est le fruit d'un monde dans lequel les objets n'ont pas
d'existence réelle, c'est celui des mathématiques
propre au commerce. A la différence des physiciens et des
biologistes qui empruntent à la nature les objets qui sont la
cible de leurs études, les mathématiciens sont
spécifiques aux sciences qui crées, et, ainsi ils
créent leurs propres objets. Ainsi le statisticien, crée
des modèles mathématiques, ou le nombre et la forme des
tirages influencent le résultat, le géomètre va
étudier la résistance des matériaux,
l’équilibre des force, mais va surtout développer la
géométrie,
les programmeurs en langage machine vont nous apprendre que un plus
un égal un, qu’il suffit d’une voiture pour conduire, la
deuxième nous mettrait dans l’embarra, le grammairien va
développer les mathématiques du langage permettant la
communication, … . Nous observons qu’une seule science a besoin
du zéro.
Le rôle du zéro
en physique est semblable à celui de l'éther au 19ème
siècle, nous nous doutons bien qu'il n'existe probablement
pas, mais nous nous contentons de savoir que tout se passe exactement
comme s'il existait. D'ailleurs, au début du siècle
dernier, Henri Poincaré décrivait déjà
assez bien cette situation : “ Peu nous importe que l'éther
existe réellement, c'est l'affaire des métaphysiciens,
l'essentiel pour nous c'est que tout se passe comme s'il existait et
que cette hypothèse est commode pour l'explication des
phénomènes. Après tout, avons-nous d'autre
raison de croire à l'existence des objets matériels? Ce
n'est là aussi qu'une hypothèse commode ; seulement
elle ne cessera jamais de l'être, tandis qu'un jour viendra
sans doute où l'éther sera rejeté comme
inutile. ” Loin d'être aussi persuadés de
l'utilité pratique du zéro, je considère, au
contraire, qu'il est nuisible, chose que j’essaierai d'étayer
plus loin. Sur l’Ether, dans le sens ou il est représente
l’inconnue, et dans la mesure ou j’ai le sentiment que nous
sommes en avant première d’une ère scientifique avec
un infini à découvrir, je pense que l’éther
reste un outil intéressant.
Antoine Laurent de Lavoisier, père de la chimie moderne a écrit
sa loi : " rien ne se perd, rien ne se crée ", ce
qui reprend dans des branches des sciences “ dures ”
l’expression "Ex nihilo nihil".
Même
les indiens d'Amérique partagent la notion de continuité,
le grand chef Seattle a déclaré : " There is no
death, only a change of worlds", ce qui démontre
l'universalité de cette pensée.
Ces éléments permettent de dire qu’il n'y a pas lieu de
faire des comparaisons introduisant le concept de zéro. Il
serait souhaitable de faire l'analyse dans un domaine de
définitions,
ce qui implique la recherche d’un modèle mathématique
où le zéro n’existe pas.
Classer pour
comprendre,
Inventer pour
imaginer,
Décrire pour
s’entendre
Définir pour
créer
Ainsi apparaissent
les
“ choses ” (objets), ou matière, et les
phénomènes.
La principale
différence
entre les deux, est que l'un persiste et que l'autre est une
variation qui apparaît ou disparaît.
Une autre
différence,
mais de moins de poids, est que la matière se suffit à
elle-même, tandis qu’un phénomène a besoin de
matière pour apparaître.
Nous pouvons dire
que le
temps est un phénomène, et même qu'il va nous
apparaître ou disparaître en fonction des choses sur
lesquelles il va laisser son empreinte.
Chaque nouvel
événement
va se présenter à l’être humain, sous une forme
exponentielle décélérée comme la relation
de couple qui démarre souvent par le coup de foudre. Plus
l’homme aura d’expérience, plus il aura eu de temps de
vie. Car le temps aura été beaucoup plus long pour lui
avec des valeurs élevées en sentiments, en
commencements. Chaque recommencement se fait par une
accélération
de départ qui amplifie l’instant d’une manière
exponentielle. En d’autres termes, la première unité
est plus longue que la deuxième, et le tout varie d’une
manière exponentielle décroissante ; la
pensée
ainsi dans le cas d’un projet va d’en un premier temps analyser
la globalité. Ceci nous donne une vue d’ensemble et une
étude au limite qui s’appelle la faisabilité, puis
dans un second temps nous allons analyser les détails. Je
pense que ceci représente bien la démarche, avec
l’importance des premiers moments pour se diriger vers
l’équilibre
de la réalisation.
Pour les
événements
regardés au travers d’un filtre nommé chronomètre,
la première seconde sera plus longue que la deuxième,
ainsi de suite chaque seconde suivante aura moins de valeur que la
précédente.
De plus, il
apparaît
un paradoxe sur le temps.
Si nous avons de
nombreuses expériences, nous aurons beaucoup d'informations
à
traiter en peu de temps. Ce qui crée un temps riche d'une
durée supérieure à un temps de repos. Ce temps
riche sera trop court pour analyser toutes les informations, et donc
donnera l'impression de vivre un temps court et donc de manquer de
temps.
Donc plus le temps
a de la
densité, plus il nous manque. En d'autres mots des
expériences
différentes à répétitions produisent une
grande richesse en temps, mais nous laissent un sentiment d'avoir
manqué de temps, alors que nous avons profité
pleinement du temps.
Ex
nihilo
nihil
Expression
dont l'auteur se perd dans la nuit des temps qui se traduit par rien
ne vient de rien.
Ex
nihilo
nihil ou “ rien ne se perd, rien ne se crée ”
peut se traduire par “ le zéro n'existe pas ”.
C'est ce qui nous pousse à rechercher un modèle
mathématique où le zéro n'existe pas.
Un
des
besoins indispensables de l'homme est celui de croire; ne pas croire
c'est toujours croire à ne pas croire. Puisque nous avons ce
besoin vital de croire, et puisque le zéro dans les sciences
n'existe pas, observons ce qui est en opposition à ce qui
pourrait être!
Si nous
analysons un phénomène physique à l'aide d'une
logique commerciale, nous ferons un inventaire de ce qui est et de ce
qui n'est pas. Donc, nous aurons des actions, ou des objets, qui
n'existent pas et qui seront représentés par la valeur
zéro.
Si nous analysons un
phénomène physique en observant ce qui est, nous nous
rendrons compte à ce moment qu'il n'a pas toujours
été
ainsi et que par le passé ce qui est existait sous une autre
forme, donc le passé existe toujours, mais a changé de
représentation. La logique commerciale utilise la
démonstration négative, tandis que la
démonstration
scientifique utilise la démonstration affirmative.
Or depuis Aristote, nous
savons que la démonstration affirmative est supérieure
à la démonstration négative. Un champignon ne se
voit pas avant sa sortie de terre pourtant il existe sous une forme
ou sous une autre. A l'aide d'une démonstration par l'effet
(imparfaite) nous pouvons dire que ce champignon existait même
si nous ne le voyions pas.
Les principales lois établies
par Aristote
sont :
1) La
démonstration universelle est supérieure à la
démonstration particulière.
Exemple : Le
fait que la ligne d'horizon corresponde à une règle
tenue au bout d'un bras tendu ne prouve pas que la Terre est plate
2) La
démonstration affirmative vaut mieux que la démonstration
négative.
3) La
démonstration affirmative et même la démonstration
négative valent mieux que la démonstration par
l'absurde.
Toujours d'après Aristote, on distingue deux sortes de
démonstrations :
1) La
démonstration parfaite, ou démonstration par la cause.
2) La
démonstration imparfaite, la démonstration par l'effet.
Analyse des géomètres
grecs :
Définition de l'analyse et de la synthèse d'après Pappus.
L'analyse
est le chemin qui, partant de la chose demandée, que l'on
accorde pour le moment, mène par une suite de
conséquences
à quelque chose de connu antérieurement ou mis au
nombre des principes reconnus pour vrais : cette méthode nous
fait donc remonter d'une vérité ou d'une proposition
à
ses antécédents, et nous la nommons analyse ou
résolution, c'est-à-dire solution en sens inverse.
Dans la
synthèse, au contraire, nous partons de la proposition qui se
trouve la dernière de l'analyse : ordonnant ensuite
d'après
leur nature les antécédents qui plus haut se
présentaient comme des conséquents et les combinant
entre eux, nous arrivons au but cherché, dont nous étions
partis dans le premier cas.
1°
Définition : La logique comparative est celle qui nous permet
de différencier deux objets particuliers, sous des
critères
bien précis. La logique déductive est celle qui utilise
le raisonnement suite à un inventaire.
2° Objections contre la logique comparative :
a) La
logique comparative introduit la notion de zéro dans les
différences. Un exemple : Paul n’a pas d’euro, je lui
donne deux euros, qu’il donne aussitôt à un passant.
Combien reste-il d’euros à Paul ?
b) La
logique comparative introduit un système empirique en science,
et inhibe la logique déductive pure. Un exemple par analogie :
un homme équipé d’une flèche d’harpon veut
attraper un poisson. S’il suit une logique comparative pure, il va
suivre un système empirique. En d’autres mots : en premier,
il va envoyer la flèche de son harpon vers le haut à
l’endroit où il se trouve. Cela peut être dans son
salon. Sans résultat, il va noter : “ J’ai envoyé
la flèche de mon harpon vers le haut et je n’ai pas
attrapé
de poisson dans mon salon ”. Soucieux du détail, il pourra
noter qu’il portait tel type de chemise, tel type de pantalon, que
c’était un dimanche, etc.… à l’infini. Si un jour
le hasard fait que cet homme attrape un poisson, il n’est pas
certain que les éléments qu’il va noter soient les
caractères essentiels de l’objectif recherché, à
savoir attraper un poisson. De plus certaines lois comme celle qui
veut que certains poissons migrent rendent la méthode
empirique difficilement applicable en sciences. Maintenant, si la
personne utilise une logique déductive, elle va commencer par
réfléchir et se poser la question: quels sont les
caractères essentiels de l’objet recherché. A savoir,
où se trouvent les poissons ? Quand sont-ils là ? Et
comment puis-je m’en assurer ? A ces conditions le tir de la
flèche
d’harpon se fera d’une manière sûre et efficace.
c) La
logique comparative engendre une concurrence perpétuelle, qui
se manifeste par une recherche de pouvoir au détriment
d’autrui. Cet état de fait dirige notre société
vers un cercle vicieux perpétuel. Si par suite d'une
révolution, tous les hommes redémarrent avec des biens
équivalents, selon les compétences de chacun, certains
vont avoir plus de richesses. D'autres, voulant posséder
davantage, mais n'ayant pas les mêmes compétences
tenteront d'utiliser des moyens détournés pour y
arriver jusqu’à ce qu’ils possèdent presque toutes
les richesses ; mais comme nous sommes par nature tous dépendant
les uns des autres, nous créons en réaction des
systèmes basés sur cette incohérence, nous
rendant tous plus ou moins malheureux.
Pour reprendre les règles
de la philosophie et du raisonnement, nous commençons par le
niveau d'analyse le plus bas et nous recherchons une démonstration
par l'absurde. Il s'agit de vérifier une hypothèse
de départ en supposant qu'elle est vraie. Si nous arrivons par
un raisonnement logique à une conclusion contradictoire
(absurde), c'est que l'hypothèse de départ est fausse.
Donc, nous éliminons tout ce qui ne marche pas, et nous
regardons ce qui reste. Or, d'un côté, nous nous basons
uniquement sur des choses que nous connaissons pour trouver cette
contradiction, par conséquent cela limite notre raisonnement,
dans la mesure où nous ne connaissons pas tout. D'un autre
côté, si la conclusion était juste et qu'on
n'arrivait pas à une contradiction, cela ne veut pas dire que
l'hypothèse de départ est juste, elle est simplement
quelconque. Ce type de raisonnement engendre une incohérence
qui peut servir à pour manipuler les autres. C'est que dans un
monde géré par des rapports de force, le plus fort
pourra éliminer tous ceux qui l'entourent pour rester le seul
aux rênes. De fait, cette démonstration ne peut être
faite qu'avec des éléments logiques théoriques
et non appliqués. Mais devant le peu d'intérêt,
et le peu de fiabilité, que procure ce type de
démonstration,
nous ne la développerons même pas.
D'un niveau supérieur,
mais encore souvent trompeur, nous avons la démonstration par
l'effet. Nous retrouvons, cette démonstration dans
l’application des croyances. Bien que toutes les croyances ne
soient pas saines, le résultat est là par l'effet.
Nous sommes dans une démonstration par l'effet. Et pourquoi
pas, si ça marche, croyance en l'Amérique ! La
Convention de 1789, croyait en l'homme et a construit un pays de
cocagne sur les bases d’un pays en famine et en guerre.
Comment était
appliquée cette croyance française?
Cette croyance est celle
qui nous a fait concevoir les grandes écoles.
Cette croyance est celle
qui nous a fait développer les hôpitaux publiques comme
un droit en remplaçant la notion de charité par la
notion d’humanité.
Cette croyance est celle
qui a rétablit l’équité, les mêmes lois
pour tous, la justice équitable.
cette croyance est
celle qui a ramené les sciences sur les faits, dans les grandes
actions du moment, et, qui lui a demandé d’inventer le
confort de demain.
La
démonstration
par la cause, est la seule démonstration qui ne peut
être
réfutée sans erreur de raisonnement et dans la limite
de la science étudiée. L'idée est que les lois
de l'individu sont différentes des lois de la République
(ou groupe de personnes) et, d'après le premier décret
des droits de l’homme de 1789, les lois de la République
sont supérieures aux lois de l'individu, mais ne devraient pas
s'opposer au peuple dans sa majorité. En d'autres mots, les
droits de l'individu sont entre autres celui de profiter du fruit de
son travail, d'épargner pour ses vieux jours, et ses enfants.
Ceci est un droit naturel inaliénable. Les droits de la
République sont qu'aucun individu ou groupe de personnes ou
association quelconque ne peut porter atteinte à la
République. Les lois de l'individu impliquent le Capitalisme
non spéculatif et limité aux besoins réels, les
lois de la République impliquent la croyance en une
République
riche d'hommes, d'idées et de découvertes.
PRINCIPE PREMIER
ET
DROIT NATUREL PREMIER
Parmi nos motivations
secondaires, nous trouvons la peur induite de notre perception du
monde. Cette perception imparfaite fausse le jugement et ainsi nous
apparaît le néant. Cette perception discontinue du monde
qui nous entoure, qui nous fait imaginer le néant, et tout au
fond de nous, c'est la fuite au néant. L'issue c'est l'autre,
c'est autrui, puisque la cause première du moi, c'est la
pensée et la conscience de frontières avec les autres.
C'est la vie en couple, la famille, qui a l'avantage d'associer la
pensée à un gène, souvenir de la matière.
Cette recherche d'éternité, fleur de la pensée,
qui pousse la famille, qui nous pousse à communiquer, n'est
autre chose que le droit naturel premier, accompagné de son
premier principe qui est la volonté. Une loi naturelle
individuelle supérieure à la loi naturelle individuelle
qui crée la propriété. Nous pouvons remarquer
aussi que cette loi individuelle d'éternité est
toujours valable comme loi naturelle sociale puisqu'elle en est la
cause première. Le bien commun, est induit par une loi
individuelle de la propriété, mais étendue
à
l'échelle de la société, c'est une loi naturelle
sociale. Elle permet de faire bénéficier la
majorité
des gens des mêmes avantages. Le capitalisme en
société
est un ersatz du bien commun que nous avons accepté “ faute
de mieux ”. Il essaie de transformer la loi naturelle
individuelle de la propriété en une loi supérieure
subordonnant toutes les autres lois naturelles. Il n'aura d'autres
recours que la cruauté, car il ne pourra qu'imposer pour
s'exprimer.
Conditionnement dû à
l'inné :
Nous utilisons un principe
mathématique de base issu de l'inné. En
démonstration,
d'une manière innée, nous comptons nos enfants, nos
possessions, comme d'une manière innée, nous pensions
que la Terre était le centre de l'univers, ou encore, d'une
manière innée, le géomètre posait sa
règle parfaite sur la ligne d'horizon et déclarait : "
La Terre est plate! "
Les mathématiques
ne sont exactes que dans la limite des définitions que nous
leurs fixons, or elles se basent sur des axiomes qui ne sont pas
démontrables. Cela ne les rend pas moins véridiques. Il
ne s'agit pas de remettre en cause la validité des
mathématiques en général, mais leur utilisation
inappropriée et abusive dans d'autres domaines, notamment en
d'autres sciences ou dans la vie courante. Chaque science a besoin de
se servir du type de mathématiques qui lui convient.
Ainsi, au début du siècle dernier, Henri Poincaré avait
démontré l'importance des probabilités en
physique : “ La méthode des sciences physiques repose
sur l’induction qui nous fait attendre la répétition
d’un phénomène quand se reproduisent les
circonstances où il avait une première fois pris
naissance. Si toutes les circonstances pouvaient se reproduire à
la fois, ce principe pourrait être appliqué sans
crainte : mais cela n’arrivera jamais ; quelques-unes de
ces circonstances feraient toujours défaut. Sommes- nous
absolument sûrs qu’elles sont sans importance ?
Evidemment non. Cela pourra être vraisemblable, cela ne pourra
être rigoureusement certain. De là le rôle
considérable que joue dans les sciences physiques la notion de
probabilité. Le calcul de probabilité n’est donc pas
seulement une récréation ou un guide pour les joueurs
de baccara, et nous devons chercher à en approfondir les
principes. ” Quelques décennies plus tard, le
“ génial ” Einstein s'obstinera à prouver
que nous pouvons nous passer des probabilités en
mécanique
quantique : “ Dieu ne joue pas aux dés! ”
L'histoire aura donné raison, pour l'instant du moins, à
son opposant Schrödinger qui imagina l'expérience du
célèbre chat afin de l'en dissuader. Einstein mourut
sans jamais céder de ses positions. De même que les
probabilités sont indispensables en physique, l'algèbre
n'y a pas sa place. Notamment à cause de l'utilisation du
zéro. Einstein avait imaginé un temps qui est
intimement lié à l'espace dans lequel nous vivons,
comme une sorte d'extension à ce dernier et qui lui donne une
dimension supplémentaire. En d'autres termes, nous vivons dans
un “ espace-temps ” à quatre dimensions : trois
pour l'espace et un pour le temps. Mais la “ matrice ”
de celui-ci n'est pas euclidienne. C'est-à-dire que des
déformations, sous l'effet des forces gravitationnelles
provoquées par les corps les plus massifs, existent et que le
temps n'y a pas une forme linéaire, car la vitesse de la
lumière doit y rester constante. Je pense avoir mis en
évidence un système proportionnel exponentiel de part
l'expérience de l'analyse des courbes de mesure en physique et
en biologie.
Je pense que le temps n’est, ni ne crée une dimension à
part entière.
Il ne fait irruption que
lorsqu'il y a un phénomène et constitue donc une
manifestation particulière.
Nous pouvons observer ces
variations et mesurer la vitesse de celle-ci, mais il ne faut pas
oublier qu’elle ne sont qu’enfants de notre perception.
Le conditionnement se maintient car :
De par son fonctionnement,
et de manière à ne pas être submergé
d'informations, notre cerveau favorise telle ou telle zone qui va
influencer notre mode de pensées. En d'autres mots, si nous
abordons un sujet avec un type de logique particulier, la partie
cérébrale qui va entrer en fonctionnement va occulter
de nombreuses possibilités de manière à garder
une cohérence qui ne sera pas forcément sensée.
De plus notre perception,
nous fait apparaître un monde discontinu, mais la logique nous
permet de corriger ce fait. En d'autres mots, nous percevons souvent
des choses qui nous semblent impossibles à dissocier, pourtant
elles sont composées de plusieurs entités, ou encore
d’entités qui n'ont un sens que sous une structure
particulière, mais nous pouvons considérer ceci comme
un phénomène qui a besoin d'un état particulier
de la matière pour apparaître ; le meilleur des exemples
est la vie.
Nous pouvons ajouter,
l'erreur de raisonnement qui fixe des limites, qui cloisonne, et qui
sort un élément hors sujet ou hors définition.
Ceci explique que certains arrivent à accorder une valeur au
néant. Un exemple : nous introduisons un mot dans une
discussion, un mot inventé que personne ne connaît et
qui ne se trouve dans aucun dictionnaire. Certains accorderons la
valeur zéro au sens de ce mot, là est l'erreur, car ils
oublient les bases du raisonnement, nous ne pouvons analyser les
choses que dans la limite que nous nous sommes fixées. Nous ne
pouvons pas analyser les choses extérieures à la
limite, car celles-ci répondent à d'autres lois. Ce mot
inconnu existe, si ce n'est l'éventuel sens accordé par
son créateur, il représente au moins des sons. Et donc
ce mot répondra aux lois des sons, existera et ne pourra
jamais avoir zéro comme représentation.
Si tu vois une terre
Plate comme la mer
Ne croient pas ceux qui la disent maudite
Même s’ils l’ont ainsi inscrite.
Car il se peut qu’un jour jaillit vers le ciel
L’or noir aliment chambres et bielles
Moteur thermique rapprochant les gens
Et les terres riches d’autres éléments.
Notre force est dans notre faiblesse
Riche à nous de savoir
La contourner avec tendresse
L'observation,
l'expérimentation et l'induction.
Etude sur six sens. Mécanisme de la sensation.
Quoique la sensation soit
un phénomène essentiellement psychologique, puisque
nous en avons conscience, elle n'a lieu cependant qu'à
certaines conditions physiques et physiologiques, qui peuvent se
ramener à trois principales :
1° Les objets extérieurs agissent de deux manières : soit
immédiatement – arc réflexe (toucher, goût),
soit par l'intermédiaire d'un milieu – le cerveau (odorat,
ouïe, vue, pensée) sur les organes des sens
Absence d'organe, absence de sensation.
2° L'action exercée
sur les extrémités des nerfs qui aboutissent aux
organes se transmet dans tout le parcours des nerfs qui font
communiquer les organes avec le cerveau. En effet, toute lésion
des nerfs interrompt ou altère la sensation.
3° L'action se communique aux centres, soit à l'encéphale,
soit à la moelle, qui la transmet elle-même à
l'encéphale. En effet, les lésions des centres peuvent
empêcher la sensation, malgré l'état sain des
nerfs ou des organes. Telles sont les conditions communes à
toutes les sensations : nous n'indiquerons pas le mécanisme
particulier qui leur appartient ceci relevant d'un autre domaine -
la physiologie.
A) Définitions :
1° Idée
L'idée est une
sorte de “ matériel ” qui est le support
d'assertion, car une idée en soi, n'a pas à se
justifier par la pensée. Si nous avons une idée du
genre, les animaux sont de la couleur de ce qu'ils mangent, c'est une
idée. Elle peut être vraie, comme elle peut être
fausse, à ce stade, ce n'est pas ce qui nous intéresse.
La seule chose que nous savons c'est qu'elle existe et qu'elle
s'énonce clairement. Or, comme nous sommes des humains, nous
avons tendance à dire que si nous avons une idée, il
faut pouvoir l'exprimer. Il vaut donc mieux que l'idée ait la
propriété d'être mémorisable. Les
idées
peuvent être retenues par la mémoire en fonction de
critères relatifs de pertinence, ou être
évacuées
étant très lourdes à manipuler pour l'esprit.
C'est ainsi, par exemple, que se met en place le processus de la peur
qui est une sensation utile ou destructrice selon notre manière
de la gérer. Elle peut remplacer les arguments issus d'une
réflexion, qui peut être très approfondie, et les
rend “ invisibles ”. Lorsqu'on réussit à
les retrouver, la peur s'estompe subitement. Ce caractère est
typique de nos faiblesses. En d’autres termes, notre force est dans
nos faiblesses quand nous savons les contourner.
2° La pensée
La pensée est une idée en mouvement. C’est le temps qui
apparaît dans l’idée.
La pensée selon sa
“ qualité ” est un système qui nous
permettra de dire si nous